FAQ

Pourquoi 100 TWh?
C'est la quantité d'énergie électrique dont la Belgique aura besoin dans le futur, pour couvrir ses besoins et développer les nouvelles technologies non-polluantes du futur. (learn more...)

Allemagne = l'exemple à suivre?
Malgré son plan de fermeture de ses centrales nucléaires en 2022, et l'impressionnante progression de sa production d'électricité renouvelable, l'Allemagne reste le pays qui consomme le plus d'énergies fossiles, après la Pologne. (learn more...) 

100% renewables in Belgie =
- 18.000 km² van haar 30.000 km² met windmolens ;
- 62.300 voetbalvelden ;

65% des Belges favorables au nucléaire
S'ils sont majoritairement d'accord avec la décision fédérale de fermer progressivement toutes les centrales nucléaires, ils sont pourtant 65% à dire qu'ils sont, à titre personnel, favorables au maintien de la production d'électricité par ces centrales.

69% des Belges craignent une aupmentation des prix sans nucléaire
Les répondants sont globalement assez d'accord sur le fait que la part des centrales nucléaires dans l'électricité belge doit diminuer (58%), mais craignent une hausse des prix (69%) et un risque accru de black-out (64%) en cas d'arrêt total.

Comment atteindre 100TWh d'électricité par an en 2025?


1. Pour une politique énergétique durable et compétitive.

Aujourd'hui en Belgique, notre Mouvement citoyen « 100 TWh » s’inquiète du fait que le futur de notre approvisionnement électrique n'est plus assuré, en particulier après 2025.

En effet, nous devrions dès aujourd’hui être conscients qu’il faudra 100 TWh d’électricité par an pour couvrir nos besoins domestiques et développer les nouvelles technologies non-polluantes du futur, surtout si l’on pense à la consommation de nos industries énergivores (grandes et petites entreprises) et de nos services. Au lieu de cela, par les différents accords que nous avons signés, nous avons accepté de privilégier des sources d’énergie primaires qui ne couvriront jamais l’entièreté de nos besoins et de nous priver de moyens de production avérés.

L'interconnexion des réseaux électriques européens peut nous faire croire que nos grands voisins auront toujours des surplus électriques à nous fournir en cas de besoin, mais cet arrangement ne fonctionne que s'il est réciproque : en cas de pénurie dans une partie du réseau européen, nous serions censés fournir à notre tour l'énergie électrique qui leur manque.

Il ne faut pas non plus compter sur les technologies de stockage d’énergie, car celles-ci sont loin d’être mûres pour être intégrées efficacement dans les grands réseaux électriques de nos pays européens.

Le Mouvement citoyen belge « 100 TWh » plaide donc pour une politique énergétique durable et compétitive, qui assure notre sécurité d'approvisionnement électrique sur le long terme, en utilisant différentes sources d’énergie primaires non-carbonées.

2. Pour un mix énergétique non-carboné avec des objectifs ambitieux

Pour de nombreux décideurs européens, et belges en particulier, qu'ils soient politiques ou industriels, l’avenir de la production d’énergie passe par les énergies primaires renouvelables.

Si nous pensons qu'il est bien sûr indispensable de développer le plus possible ces filières, il est incontestable qu'elles ont leurs limites, en particulier en ce qui concerne les énergies renouvelables intermittentes en Belgique, où le solaire et l'éolien ne produisent qu'environ 10% des besoins.

Dans tous les scénarios réalistes, le renouvelable ne produira jamais 100% de l'électricité d’un pays industrialisé : il est donc indispensable de décider dès maintenant comment produire le complément. En tenant compte des risques liés aux hydrocarbures (càd gaz, pétrole, charbon), tels que la pollution de l’air en ville et le réchauffement climatique en général, il n'est pas souhaitable de réinvestir dans ces filières fossiles. L'énergie nucléaire offre donc une voie possible.

Nous pensons que, comme en Suède et en France, une association du nucléaire et du renouvelable offre une solution réaliste pour notre génération et les suivantes. Le meilleur mix électrique, c'est un maximum de renouvelable (des deux types : intermittent et continu) en association avec une charge de base nucléaire pour garantir la stabilité du réseau électrique et ainsi satisfaire à la demande croissante des consommateurs domestiques et industriels.

3. Pour un nouveau nucléaire en phase avec les principes de l’économie circulaire

S'il est pour nous indispensable de réinvestir dans le nucléaire, encore faut-il au préalable trouver des solutions aux challenges posés par les technologies actuelles : augmentation de la fiabilité des installations nucléaires dans le cadre d’un parc électrique alimenté en partie par du renouvelable, neutralisation et stockage sécurisé des déchets ultimes, barrières à la prolifération des armes nucléaires.

Ce sont ces défis que le « Generation IV International Forum » (ou GIF) s’applique à résoudre, en développant les technologies de fission nucléaire du futur (horizon 2030). Il le fait aussi dans un souci de s’inscrire dans l’économie circulaire, où les déchets disparaissent car ils sont réutilisés comme combustible. Ainsi la recherche internationale (y compris l’Union Européenne - Euratom) se concentre pour la Génération IV sur l’exploitation maximale de l’Uranium-238 (très abondant), dont on se débarrasse dans nos centrales actuelles actuelles (Générations II et III). Elle mise aussi sur les atouts du Thorium-232 qui est une alternative intéressante : cette technologie produit peu de déchets dangereux et aucun élément qui puisse être utilisé dans une bombe nucléaire.

Pour le Mouvement citoyen « 100 TWh », la Belgique doit participer au développement international du nucléaire de Génération IV. Nous disposons des compétences universitaires et des centres de recherche et innovation pour devenir un acteur majeur dans ce nucléaire du futur. Il y va de notre avenir énergétique, mais aussi de notre futur industriel.