Non à la fermeture précipitée de nos centrales nucléaires!

Ce 1/10/2025, comme inscrit dans la loi obsolète de sortie du nucléaire, Tihange 1 (T1) doit être mis à l’arrêt définitif.

Mais cela ne signifie pas pour autant qu’il ne pourra plus jamais être redémarré. Un arrêt de ce type implique d’ailleurs un entretien décennal obligatoire, essentiel pour la sûreté, mais aussi particulièrement coûteux — un investissement qui pose question s’il ne devait jamais servir à une relance.

Par ailleurs, peut-on vraiment affirmer avec certitude que le gouvernements belge ne négocie plus avec EDF et Engie au sujet d’un éventuel rachat de T1 par EDF ? Rien ne permet de l’exclure. Un accord pourrait encore émerger dans les coulisses.

Autre élément important : des recours ont été introduits contre la démolition des tours de refroidissement des réacteurs T1 et T2.

Et pourquoi ne pas aller plus loin encore ? Pourquoi le gouvernement ne pourrait-il pas envisager la construction de deux nouveaux, voire huit réacteurs

La Belgique a besoin d’une vision énergétique à long terme, stable et réaliste. Il y a aussi le dossier prometteur des SMR (Small Modular Reactors) — une technologie à suivre de près. Nous avons le devoir de suivre ces développements de manière experte, afin d’informer les autorités de manière rigoureuse.

Récemment, l’AFCN (FANC) a signé un accord de coopération avec des autorités de sûreté étrangères pour mener des analyses de sécurité sur un SMR refroidi au plomb, développé par le SCK CEN en partenariat avec des instituts italiens et roumains. Ce projet illustre que l’innovation nucléaire en Belgique est bien vivante.

Nous refusons de voir notre pays renoncer à une source d’énergie fiable, décarbonée et maîtrisée, alors que le besoin en électricité ne cesse d’augmenter.

La fermeture précipitée de nos centrales n’est ni une fatalité, ni une solution.